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Balade dans l'histoire - le Quartier Fozera

Le départ de cette visite est situé sur le place Abel Surchamp, la place centrale de la Bastide Portuaire.

Une Bastide était, au Moyen Age, une ville nouvelle. Ces villes neuves étaient construites pour faciliter les échanges commerciaux et agricoles, rassembler la population et montrer sa présence sur le territoire. Elles étaient en outre la source d’importantes perceptions fiscales.
La décision de fonder cette Bastide, à l’emplacement du village portuaire de FOZERA, a été prise par le Prince Edouard, Duc d’Aquitaine, fils du roi HENRI III d’Angleterre, en mai 1268, par mandatement en sénéchal de Guyenne. Ce que voulait Edouard, c’était une ville portuaire qui venait doubler Bordeaux. Les navires de haute mer pouvant, en effet, remonter sans problème jusqu’au confluent. En novembre 1269, la réalisation de ce projet est assurée par un lieutenant du roi : Roger de LEYBURN. En 1270, la ville existe, elle a pris le nom de son constructeur : LEYBURNIA, devenue LIBURNIA, puis LIBOURNE.

En sortant de l’Office de Tourisme, situé au 40, Place Abel Surchamp, vous êtes sur la place centrale de la Bastide.

Une Bastide était, au Moyen Age, une ville nouvelle. Ces villes neuves étaient construites pour faciliter les échanges commerciaux et agricoles, rassembler la population et montrer sa présence sur le territoire. Elles étaient en outre la source d’importantes perceptions fiscales.

La décision de fonder cette Bastide, à l’emplacement du village portuaire de FOZERA, a été prise par le Prince Edouard, Duc d’Aquitaine, fils du roi HENRI III d’Angleterre, en mai 1268, par mandatement en sénéchal de Guyenne.

Ce que voulait Edouard, c’était une ville portuaire qui venait doubler Bordeaux. Les navires de haute mer pouvant, en effet, remonter sans problème jusqu’au confluent. En novembre 1269, la réalisation de ce projet est assurée par un lieutenant du roi : Roger de LEYBURN.

En 1270, la ville existe, elle a pris le nom de son constructeur : LEYBURNIA, devenue LIBURNIA, puis LIBOURNE.

La place est le point central d’une Bastide ; entourée de passages couverts, elle comporte une halle en son milieu. C’est un espace de rassemblement au cœur de la cité. Dans le coin gauche, face à nous, à l’emplacement actuel du marché couvert, se trouvait, à l’époque, l’église Saint Thomas (démolie au XIX siècle), qui était la deuxième de la cité après Saint Jean. La place actuelle, récemment rénovée, ne comporte plus de maisons médiévales.

Les plus anciennes sont des maisons du XVI siècle, avec des arcades en bossages (n°35 et n°16 de la Place). A droite, on peut signaler plusieurs maisons du XVIII siècle (n°7, 8, 9) ainsi que, à gauche, un très bel ensemble de maisons néo-classique (n°27, 28, 29 et 30).
Au coin de la Place et de la rue Victor HUGO, on trouve la très belle maison d’Etienne Louis GRIGNAN, bâtie vers 1770 (n° 62).

En suivant, une autre maison de la même époque (n°70), avec sa balustrade en fer forgé. C’est la maison de Pierre DEVIGNES, négociant et bourgeois. Cette maison possède, dans sa cave un puits intérieur.

Plus bas, nous croisons la rue du Président CARNOT. A l’angle droit, une maison médiévale à tourelles, celle de l’avocat BELLIQUET. MAZARIN y séjourna en 1650 lors de la venue à Libourne du roi Louis XIV et de la reine Anne d’Autriche, pendant les troubles de la Fronde.

Alors que Bordeaux avait pris le parti des princes révoltés, Libourne était restée fidèle à son roi. Celui-ci fit son entrée sur un cheval blanc. Les cloches des églises, de l’hôtel de ville et les canons des remparts le saluèrent.

Au n°17, rue Victor HUGO, nous trouvons une ancienne boutique du XVI siècle, avec ses fenêtres à meneaux.

Nous découvrons, en nous dirigeant vers la rivière, la masse imposante de la porte du Grand Port et de son pan de muraille attenant. Nous pouvons constater, en passant, que les murs de ville élevés au XV siècle, étaient construits avec les galets qui servaient de lest aux bateaux.

Après avoir traversé la chaussée, nous nous trouvons au bord de l’Isle, à l’emplacement du Vieux Port. De part sa position privilégiée au confluent des deux rivières – Isle et Dordogne – la ville a été marquée dès son origine par sa vocation portuaire qui a assuré sa prospérité pendant des siècles.

Libourne, port de rivière, mais aussi port de mer (quel avantage considérable pour les transports que cette avancée profonde des eaux à l’intérieur des terres), était le nœud du trafic entre les Pays de la Haute Dordogne et les P    ays d’au-delà des mers, Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Amérique même. Le trafic du bois et des vins descend la rivière, celui du sel venu de la mer (marais salants de l’Aunis et de la Saintonge) la remonte.

En face, on trouve le port d’Anguieux ; des passeurs en barques faisaient traverser les gens désirant aller à Fronsac et en revenir. Un chantier de construction de bateaux existait encore au début du siècle. A droite subsiste une cale qui servait à la réparation des bateaux : le bateau accostait à marée haute et à marée basse il reposait sur sa quille, à sec sur le fond de la cale, ce qui permettait de la nettoyer et de la repeindre.

La porte du Grand Port est flanquée de deux tours cylindriques : la Tour Richard et la Tour Barré. La Tour Richard s’appelle ainsi en l’honneur du fils du prince de Galles, fils d’Edouard III d’Angleterre, né à Bordeaux en 1367. Cet ensemble est le vestige le plus important de la muraille qui entourait Libourne et qui commença à édifiée vers 1314, après la destruction de la ville par les français (1294), les travaux se poursuivaient encore en 1358.

La destruction des maisons qui s’appuyaient sur l’ensemble a mis au jour un fragment du mur d’enceinte, avec un puissant soubassement en galets de lest, ainsi que des éléments de mâchicoulis qui ont pu être remontés.

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